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29 janvier, 2010

Matraquons les filles de pub

 

Suite à l’article Filles de pub, une lectrice, m’a fait parvenir la vidéo qui va suivre. Elle est très bien faite – la vidéo, bande de pervers – et porte un message fort. Néanmoins, j’ai ri en voyant la marque qui l’avait produite : Dove. Partie du groupe Unilever, Dove met en avant une image de la femme telle qu’elle est, sans artifice, loin des bimbos glacées qui racolent chez JCDecaux. Rien de drôle jusqu’au moment où l’on vous dit que le groupe Unilever possède également la marque de déodorants Axe, dans les spots de laquelle la femme est, sinon décorative, grande, mince, féline – mais pas chienne. Deux images antinomiques au service du même groupe. Après tout, pour vendre, on est prêt à tout, même à user de la morale et des vertus qu’on n’a pas.

Matraquage, spot Dove.

http://www.dailymotion.com/video/x34lfj

Par leshainarques le 29 janvier, 2010 dans leshainarques, Societe
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27 janvier, 2010

Filles de pub

 

Jamais je ne me lasserai de croiser, au gré de mes promenades dans les rues de la capitale – désolé pour les bouseux qui exècrent les parisiens-, ces filles, ces femmes, jeunes et moins jeunes. La plupart d’entre elles ont un point commun, elles sont belles. Je ne dis pas qu’elles sont parfaites. Elles ont leurs défauts, des imperfections, mais elles ont plus que cela. Une démarche ou une attitude, un parfum ou un regard, et cela les rend terriblement attirantes. Les croiser suffit à embellir une journée, elles deviennent alors un simili de persistance rétinienne, une sorte de persistance voluptueuse. Ces yeux qui nous troublent encore lorsque l‘on ferme les nôtres, cette senteur qui nous enivre, des heures après l’avoir humée à son flacon de chair et de mode. Tout cela reste. Ces enjolivures qui font la réputation des femmes françaises, et qui camouflent habilement des défauts que l’on se refuse à voir. Car soyons honnêtes, qui recherche la perfection ? Mis à part les scientifiques qui, par définition, n’éprouvent aucune forme de sentiments et leurs préfèrent la raison. Personne. A mieux y réfléchir, il existe une sous-race de l’espèce humaine - n’y voyez rien de péjoratif, juste un classement purement scientifique – qui préfère la perfection du virtuel à la beauté du réel : le publicitaire. Excusez-moi, cette espèce s’appelle désormais le travailleur de la communication. Publicitaire n’est plus vendeur et ce serait un comble qu’il ne le soit pas ! Une espèce très paradoxale que celle-ci. Ses membres cherchent à susciter le désir, à créer l’envie mais le font avec une vulgarité et un manque de subtilité rare. Le genre de mec qui garde ses chaussettes au lit avec une demoiselle et qui pète en secouant la couette. Essayez de trouver la perfection en agissant de la sorte, c’est pas évident.

Alors, pour la côtoyer malgré tout, ils trichent. Comme ces scientifiques frustrés qui se créent des femmes pour combler le manque d’une présence féminine depuis que leur mère les a abandonnés pour refaire sa vie avec le prof de sport du collège, ils biaisent la réalité – faute de mieux. N’importe quelle fille sortie de chez Tati, coiffée, maquillée, shootée et photoshopée par les équipes de Publicis fera baver d’envie le premier publicitaire venu. Tout comme des petits garçons insatisfaits qui préfèrent jouer en cachette avec les poupées de leurs sœurs, ceux-là ont peur des femmes. Alors ils les fabriquent. Même couleur, même consistance, mais elles ne sont que des répliques. Ils les collent au-dessus d’un de leurs slogans ridicules et empochent l’énorme chèque de la marque qui leur a commandée la campagne. Pas étonnant donc, de la part d’handicapés de la gente féminine, que les réclames manquent tant d’attrait. Utiliser le plus bel être vivant afin de vendre n’importe quoi, de la boîte d’allumettes aux avions à réaction se conçoit, quand on a un bel outil, on a envie de s’en servir. Les frustrés qui commanditent les affiches, qui polluent les espaces publics, ne me contrediront pas. Néanmoins, les façons de déshabiller une femme sont multiples et la leur se résume bien souvent à « A poil ! Fais-moi sentir que tu me veux !! ». Claudie Focan, dans Dikkenek, reprendra à son compte cette méthode pour vivre via son petit appareil – photographique, je sens le besoin de préciser – un amour impossible avec Natasha, la délicieuse Mélanie Laurent. Vivre ses amours par procuration, par papier glacé interposé, passé 15 ans, ça relève de l’infirmité, du handicap sévère.

Ce qui est plus fascinant encore, ce sont les femmes qui usent de ces méthodes. Jouent de provocation et de vulgarité afin que l’on parle d’elles. Le girl power est bien loin quand on regarde quelques minutes MTV – au-delà, votre santé mentale est menacée. On y trouve des figurantes dans des tenues et des postures que l’on n’osa jamais sur M6 le dimanche soir à minuit, et ce, dès neuf heures le matin. Jambes à cent quatre-vingts degrés, huilées et/ou suintantes, fuck-me-shoes aux pieds, en bikini ou lingerie, elles s’offrent sans compromis, peut-être même plus complètement que dans leur intimité. Mais les prétendantes au statut socio-professionnel de star sont légions - traduisez star par tenir le premier rôle et non étoile, comme ces imbéciles de français qui pensent que les langues étrangères sont réservées aux seuls étrangers. Chacune veut briller, et pour briller, quand on n’a pas le quotient intellectuel de Sharon Stone, on montre ses fesses - d’ailleurs même Sharon use de cette méthode malgré son QI-pertrophié. La lune ne brille-t-elle pas aussi un peu ? Peut-être que son fessier éclipsera la précédente starlette et fera place à une nouvelle étoile filante de la poop music. Toutefois, si vous avez regardé le clip de n’importe quelle chanteuse de moins de trente ans récemment – en existe-t-il qui dépassent cette date de péremption ? -, il ne vous aura pas échappé qu’outre d’avoir une voix écoutable – l’informatique ne fait pas que des miracles visuels – et un physique redoutable, pour faire carrière il est nécessaire de bouger comme une strip-teaseuse. Bouger les hanches en ondulant le bassin, faire des mouvements verticaux en secouant la partie la plus charnue de son anatomie, sont dorénavant les indispensables de la chanteuse en herbe. Chanter, c’est avant tout avoir le look d’une gogodanceuse, mais surtout en avoir l’attitude. De là à dire que les majors en seraient les macs, oserais-je le faire ? Je vais me gêner ! Les majors sont avant tout dirigés par des communicants, semblables à ces publicitaires dont je faisais l’éloge tout à l’heure. Malheureusement, ces façonneurs de tendance ont de l’influence.

Alors je vous en conjure, mesdemoiselles, mesdames, continuez de cultiver ce mystère qui nous enchante. La liberté n’est pas une question de longueur de jupons. Votre liberté ne se mesure ni à la hauteur de vos talons ni à la frange que vous avez sur le front. Vos velléités serviront toujours mieux votre féminité que ne le fera votre garde-robe. Ne faites pas l’erreur de confondre mutisme et soumission. Admettez que rester arcane, face à des yeux larmoyants de désir, est un signe de pouvoir autrement plus puissant que de se découvrir la cuisse et l’âme. Demeurez détachée, votre peau diaphane n’est perméable qu’à la lumière, pas aux desseins des licencieux. Cela n’empêche aucunement d’avoir des idées derrière ce que l’on cache, au contraire. Mais quel plaisir que de laisser s’imaginer quelqu’un, le laisser dans ses fantasmes, à ses songes. La crudité de la nudité ne fera autant frémir que la volupté d’une robe décolletée. Par pitié, ne laissez personne vous dicter votre beauté. 

Par leshainarques le 27 janvier, 2010 dans leshainarques, Societe
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19 janvier, 2010

Le népotisme éclairé

 

Contrairement à ce que leur nom semble indiquer, tous les professeurs ne sont pas là pour nous casser le cul. Il en existe de toutes sortes, mais, parmi une majorité d’arguments en faveur de l’euthanasie sur pattes, on trouve parfois de grands hommes et de grandes femmes. Ces derniers pourraient susciter de vraies vocations si le ministère de l’enseignement supérieur ne veillait pas au grain. J’ai longtemps enchainé les échecs universitaires, dans le seul but, avouons-le, de pouvoir témoigner de la grotesque mascarade qui se joue dans le théâtre des études supérieures. Aujourd’hui, je viens vous rendre compte, avec tout le talent qui m’a empêché de décrocher le moindre diplôme, de l’état des amphithéâtres.

N’en déplaise à Napoléon, un bon aparté avec son examinateur à l’oral suffit, aujourd’hui, à décrocher son précieux baccalauréat. Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux, chaque année, à l’empocher et à se croire libérés du joug de l’éducation nationale. Mais la jeunesse indolente ne fait que tomber de Charybde en Scylla – et je ne parle pas de Prison Break, bellâtres incultes qui méritez le châtiment qui vous attend ! Fraîchement assis sur les bancs de nos facultés, les chaires universitaires n’auront aucune pitié pour nos chers universitaires en herbe. Car derrière le masque des faibles taux de réussite, il n’y a que l’illusion de la grandeur intellectuelle et culturelle depuis longtemps disparue. Afin de s’assurer que le bon pourcentage réussisse, et surtout pas plus, on s’efforcera d’émousser leurs ambitions, d’endormir leurs rêves, de briser leurs projets. Pour cela, la France de demain – ou dans une telle conjoncture, d’après-demain – sera parquée dans des locaux vétustes, placée sous la tutelle de grabataires intellectuellement plus bas que terre et évoluera dans des cursus sans avenir.

Tous ceux qui ambitionnent une médiocre normalité comme mode de vie pourront tenter de monnayer leur diplôme contre des heures de travaux abscons et de somnolence magistrale. On pourra m’objecter, avec raison, qu’il est matériellement impossible d’attribuer à chaque élève un professeur particulier qui serait chargé de faire s’épanouir pleinement le potentiel de son disciple. C’est une utopie qui meurt au profit d’une autre : l’égalité des chances. Chaque étudiant peut désormais aspirer à – ou aspirer pour – l’obtention d’un diplôme, même s’il doit, pour cela, en voir la valeur grandement réduite. Triste oxymore. Doit-on privilégier une élite restreinte mais performante à un gratin nombreux mais incompétent ? Et peut-on seulement se poser cette question ? Il faut croire que, pendant qu’ils réfléchissent à ces épineuses considérations éthiques, les ronds de cuir gouvernementaux laissent tourner un système qui oscille entre les deux buts sans en atteindre aucun.

Bien sûr dans tout ce micmac didactique, certains parviennent à trouver leur voie. Ces rares chanceux pourront convoiter une carte de membre du CNRS, assortie à un salaire de CRS. Quant à ceux qui, par miracle, arriveront avec un diplôme ET un semblant de talent (arrêtez de rire, sur le papier ça reste possible), ils pourront aller prouver l’existence du réchauffement climatique dans une prestigieuse université américaine.

Mais qu’advient-il des jeunes gens que l’austérité et la nonchalance des cours, qu’ils sont supposés suivre, rebute ? Ceux qui se retrouvent victimes de ces chargés de TD qu’un peu d’autorité transforme en kapo mafieux ? Ceux que l’administration, et son organisation digne des tranchées françaises durant la première, embrouille suffisamment pour les conduire inéluctablement à l’échec ? Tous ceux-là, se voient soumis au seul élément impartial des études supérieures : le Hasard.

Lui seul fera bénéficier une poignée de privilégiés des lumières d’un pédagogue émérite. Ces tuteurs à l’efficacité diabolique, ceux dont les cours se mémorisent avec aisance, en assistant seulement à leurs brillantes interventions. Ces personnes exceptionnelles qui, contrairement à leurs collègues, ne se contentent pas de faire étalage de leur savoir mais savent également le transmettre, ainsi que toutes les passions qui lui sont inhérentes. Ils ne nous mènent pas vers un travail mais vers un épanouissement intellectuel rémunéré par ceux qui voudront le mettre à profit. Malheureusement, ces individus sont rares et ne donnent, par conséquent, les clefs d’un avenir brillant qu’à très peu d’élèves.

Si vous regrettez de ne pas avoir croisé, dans les méandres de l’enseignement supérieur, un de ces maîtres, et si, vous aussi, vous êtes tombés entre les mains d’insti-tueurs et autres édu-castreurs, sachez qu’il existe une coutume divinement efficace pour lutter contre l’iniquité de notre système éducatif. Une façon, certes légale mais néanmoins immorale, de réussir professionnellement tout en cultivant l’échec scolaire. Un instinct qui, nous fera préférer celui qui amène le Château-Figeac 71 lors du repas dominical, à celui qui n’offrirait que son talent. Un mode de sélection, inné chez l’homme, qui nous pousse à privilégier un individu, non pas pour ses connaissances, mais parce qu’il fait partie des nôtres. Un procédé condamnable sur bien des plans, mais qui reste, indéniablement, le ciment social le plus solide et sans lequel peu de civilisations auraient pu prospérer : le piston.

P.S. Les hainarques remercient sincèrement les enseignants primaires, secondaires et supérieurs suivants. S’ils n’ont certes pas su nous propulser dans les hautes sphères diplômées, ils nous ont néanmoins transmis des connaissances, des valeurs et des idées qui nous permettent aujourd’hui de vous divertir et d’apprécier pleinement le monde dans lequel nous évoluons. Mais tout de suite, et comme disait Schindler, la liste : Mr&Mme Pinder, Mme Borgo, Mr Passavanti, Mr Dagrève, Mr Blanc, Mme Cherias, Mr Tennenti, Mme Comério, Mr Eskinasi, Mr Dagostino, Mr Pin, Mr Ayo, Mr Gaillaut, Mr Forterre, Mr Gazano, Mr Brégi, Mme Ambroise-Castérot, Mr Weckel, Mlle Bienne, Mr Hadjian, Mr Guérini, Mme Lavigne, Mme Joty, Mr Laverger, Mr Pourchier, Mme Schioser, Mr Damien et tous ceux dont on a préféré retenir la qualité d’enseignement au patronyme… 

 

Par leshainarques le 19 janvier, 2010 dans Actualite, leshainarques, Societe
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8 janvier, 2010

Pour voir d’achat

Avant propos.

Afin de devenir de grands auteurs, avec notre rubrique sur Inter, nous nous sommes inspirés des plus grands titres de presse ! Nous avons ainsi tenté, à travers nos pamphlets, de lutter contre l’aseptisation des pensées, et, aux dires de certains – que nous ne payons même pas –, on y arrive assez bien. Nous avons donc décidé de suivre la devise du plus grand magazine de réflexion et d’investigation en appuyant le génie stylistique et l’humour acerbe de nos articles par des photos vous invitant à cogiter tout autant, sinon d’avantage. Mais trêve de paroles, tout de suite, le poids des mots, le choc des photos :

C'est les soldes, même le SMIC est au rabais.

C’est les soldes, même le SMIC est au rabais.
Heureusement, notre généreux gouvernement l’augmente de 0,45%.

Par leshainarques le 8 janvier, 2010 dans Actualite, leshainarques, Photo, Politique, Societe
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5 janvier, 2010

Pourquoi aller aux putes quand on peut être islamophobe ?

 

Tremblez juilletistes, aujourd’hui la France doute. Elle s’interroge, se demande qui est français et qu’est ce qui permet de différencier ce français moyen du connard de raciste lambda. Cette interrogation identitaire, loin de provoquer une introspection potentiellement constructive, a fait ressortir un peu partout la haine de son prochain, dans le respect de la grande tradition délatrice nationale. Pourquoi se remettre en question quand on peut remettre son voisin aux autorités ?

Avec le débat sur l’identité nationale, la polémique sur le referendum suisse pour l’interdiction des minarets, le projet de loi visant à empêcher le port de la burqa, l’islamophobie latente française a ressorti son plus beau visage. Et si la perspective de diminuer le nombre de croyants en France m’a toujours enchanté, l’honnête homme que je suisvirtuellement du moinsne peut s’empêcher de s’interroger sur cette chasse aux sorcières, voilées de gré ou de force. La question n’est plus « Quelle est l’identité française ? », mais « Quelle identité musulmane daignerons nous tolérer dans notre beau pays ».

Et cette mentalité malsaine qui se propage chez nous bien plus vite que la grippe A me rend particulièrement heureux à l’idée de ne pas appeler le très haut Allah. Bien sur ce n’est pas la première fois que je me réjouis à l’idée de ne pas croire qu’un grand barbu déciderait de mon sort en fonction de ce que je mets dans mon estomac ou de l’endroit ou je mets mon sexe. Cela remonte logiquement à la première fois que j’ai avalé une saucisse ou qu’une jeune fille que je n’avais pas épousée a avalé la mienne. Mais cette joie anticléricale primaire et primesautière s’appliquait autant à l’Islam qu’au Judaïsme ou à tout autre culte suffisamment con pour interdire la consommation de l’hymen avant le mariage ou de quelque autre morceau de viande spécifique. Non, aujourd’hui je suis presque aussi heureux de ne pas être musulman que mon grand père devait l’être en n’étant pas juif il y a 70 ans. 

On essaye en effet de définir un stéréotype musulman tolérable par notre société si parfaite. Tout le monde exprime ses conditions pour que l’Islam puisse demeurer parmi nos concitoyens, tous aussi demeurés. Chacun y va de ses petites phrases. À la question d’un jeune homme – type jeunesse qui ne sert aryen et qui court après les musulmans faute de juifs ou de filles – l’interrogeant sur la compatibilité de l’Islam avec la République, Nadine Morano a répondu avec la distinction qu’on lui connaît : « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, c’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers « .

Le musulman français ne doit pas parler verlan. Le verlan en effet, est un des piliers de l’Islam. Faisant son apparition dans un grand livre mahométan – la légende de Tristan et Iseult – il fut utilisé comme moyen de résistance à l’oppresseur hitlérien de même que les tirailleurs magrébins et sénégalais, musulmans pour la plupart ! Ce n’est pas une coïncidence ! Plus tard, des figures de l’Islam qui entachent le passé de la France le populariseront, je pense notamment à Boris Vian, Claude Zidi, Renaud, Jacques Dutronc, etc…

De même, quand Brice Hortefeux déclarait aux sujets des arabes-musulmans: « Quand il y en a un ça va c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Il ne tombait pas seulement dans l’amalgame islamo-arabique qui, lui, fait pleinement partie de notre identité nationale, il exprimait juste sa conception un peu extrémiste d’un islam français qui l’est bien moins que ce qu’on voudrait nous faire croire. Ce n’est pourtant pas une raison pour le traiter de nazi, sous prétexte qu’il était payé pour mettre dehors les minorités à problème en faisant croire qu’on les aime. Himmler, rappelons-le, était payé pour les mettre dedans en leur faisant savoir qu’on ne les aimait pas. Tout le contraire en somme.

Il est grand temps de cesser de vouloir condamner un groupe religieux, la France a déjà prouvé que cela ne lui réussissait pas. C’est aussi stupide que de rejeter une minorité car ses membres sont noirs comme le ciel par une nuit sans lune, au dessus d’une rue de Harlem, ou gays comme ceux qui voient le ciel depuis leurs lunes en baillant la nuit, dans les rues du marais. Quand nous aurons fini de mettre tous nos problèmes sur le dos des minorités auxquelles nous n’appartenons pas, alors peut-être prendrons-nous conscience de la gravité des propos tenus par certaines personnes sur des sujets aussi pernicieux que ledit débat.

Quand Christian Estrosi affirme qu’un tel débat, s’il avait eu lieu dans l’Allemagne d’avant-guerre, aurait pu éviter le drame humain que nous avons connu durant la seconde, certains s’attardent, avec raison, sur la stupidité de tels propos. Pour ma part, je ne peux m’empêcher d’y voir le sombre corollaire que de plus en plus de gens réclament haut et fort. Ces extrémistes très français, trop peut-être, qui veulent bannir les imams et leurs fidèles du territoire sous prétexte que leur nombre est croissant et que ce symbole est ostentatoire ! Et s’il est vrai que les Djih-addicts me terrorisent, dernièrement ils ne m’inquiètent pas plus que certains de nos cons patriotes dirigeants. En exacerbant les différences et la haine derrière une recherche nationale d’identité, ils s’assurent peut-être un relatif succès dans les urnes, mais risquent de voir l’infime partie de l’islam qui fait peur faire en sorte que celles-ci soient funéraires.

Par leshainarques le 5 janvier, 2010 dans Actualite, leshainarques, Politique, Religion, Societe
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