Navigation | Archive » 2009 » septembre

29 septembre, 2009

Full Metal Lavettes

 

Qu’il fait bon vivre dans nos contrées ! Depuis que le froid a laissé la place à un réchauffement global et que le rideau de fer s’est effacé pour ne laisser que de vertes prairies au sein de l’Europe, nos armées n’ont plus de réel ennemi. Mis à part quelques dictatures dont le sous-sol regorge de carbone liquide ou gazeux, on ne pense plus à attaquer personne. Enfin, nous pouvons nous abandonner à l’insouciance, gambadants et rieurs, sur les longues plages de l’allégresse. La pacification du monde est en route – mais l’on garde nos canons, sait-on jamais.  D’ailleurs, les besoins en chair à canon pour de délicieux charniers Parmentier allant decrescendo, même la conscription est devenue obsolète. Jusque dans notre beau pays, le service militaire masculin a été aboli pour laisser place à la – mixte – Journée d’Appel de Préparation à la Défonce. Soit une introduction à ce que représente la vie : savoir lire le programme télé, respecter le drapeau, ou encore, offrir ses jours de congés afin de préserver la sécurité nationale. Mode de vie qui, apparemment, séduit. Les candidats à la marche au pas faisant légion.

Ne l’oublions pas, l’armée c’est du prestige, un uniforme seyant et une superbe parade annuelle. Quoi de plus agréable que de manœuvrer, le fusil à l’épaule, sur des charniers fumants et des immeubles en ruine ? Malheureusement, aucun de ces couards qui nous gouvernent n’a le courage de déclencher la, tant attendue, troisième Guerre Mondiale. Et tous ces petits soldats qui restent dans leur boîte en attendant que l’on fasse une partie, quelle tristesse ! D’autant que si, par bonheur, ce doux rêve se réalisait, il vaudrait mieux se trouver soldat que civil. A l’heure des frappes chirurgicales, de la guerre propre et de tous ces euphémismes politiciens, les conflits ne font de victimes que principalement du côté de ceux qui n ‘ont pas d’arme pour se défendre. Ce que l’on comprendra mieux si l’on envisage que l’argent et la politique ont pris le pas sur l’honneur et la bravoure dans les conflits modernes. La seule perspective de maintenir leur croissance fait partir en croisade les grands empires occidentaux. Contre les maures, ce qui est peu original, mais c’est pas notre faute si c’est chez eux qu’il y a le plus de pétrole. Massacrer ces gens-là fait un peu partie de notre capital culturel au fond, mes ancêtres le faisaient, grand-père le faisait, je le ferai.

Néanmoins, grand-père méritait ses médailles, gagnées au front, du sang et du sable plein la bouche. Alors, quel courage y a-t-il à piloter un missile, confortablement installé, à des kilomètres de sa cible ? Admirant les dégâts, par écran interposé, comme l’on s’émerveille un 14 juillet en criant « Oh, la belle rouge… ». Peut-être même répandent-ils la mort tout en bavardant sur Facebook avec leurs amis et leur famille. « Tout va bien ici, on a mangé du cassoulet à midi, on a joué à la belote et on a détruit une école ». Franchement, s’il y a Facebook à l’armée, je comprends mieux pourquoi les vocations, pour notre belle et grande armée, sont si nombreuses.

Malgré tout, des soldats français – et d’autres nationalités dont je ne suis pas ressortissant – meurent aux combats. Parfois. Mais, alors que les écoliers bombardés ont droit à deux lignes entre les éliminés de la Star Ac’ et les résultats du Loto, nos troufions ont droit aux unes. Certes, ils avaient le bon passeport et portaient le bon drapeau sur leur ferraille de mort ; le ratio étant d’un soldat bleu-blanc-rouge pour cinquante victimes « collatérales » avant que la presse s’en intéresse. Ensuite, c’est le sempiternel refrain : « c’est une tragédie », « ils ne méritaient pas de mourir » – les écoliers oui faut-il croire. Et on envoie la musique ! A grands coups de Marseillaise, la fanfare militaire panse le chagrin des familles. Les veuves, les mères, les filles et les fils, tous en larmes aux journaux télévisés, avant la Nouvelle Star édition spéciale chansons militaires.

J’ai conscience de mon peu d’empathie, mais enfin, des soldats tués au combat, existe-t-il formule plus pléonasmique ? Etre femme de militaire, c’est un peu comme avoir un mari malade. D’une maladie incurable. Elle le voit s’éloigner, elle sait qu’il peut mourir sans que cela ne prévienne. Elle ignore simplement quand. Néanmoins, la femme du malade a l’espoir que les médecins développent un inespéré vaccin, un remède miracle qui le guérirait. Celle qui épousa un soldat s’est résignée. Aucune thérapie ne soignera le mal qui ronge son bien-aimé : la nature humaine. Cette dégénérescence met le monde à feu et à sang depuis des lustres. Mais entre nous, c’est plus sympa d’aller se mettre sur la gueule avec les copains plutôt que d’écouter les conneries de l’oncle Freud !

 

Par leshainarques le 29 septembre, 2009 dans Actualite, leshainarques, Politique, Societe
Pas encore de commentaires

27 septembre, 2009

Amazones.com

Je suis célibataire. C’est dur et le pire, c’est que cette dureté ne profite à personne. Les femmes collectionnent les hommes, un puis cent, alors j’en déduis que le viagra se vend très bien. Moi, je reste seul, sans viagra, mais sans femme.

Vous me direz, un célibataire à Paris, c’est comme un nazi à Crown Heights, ça ne sait plus où donner de la tête. Le problème c’est que contrairement au nazi, le célibataire à besoin du consentement de sa proie. Dans le cas contraire, c’est un violeur. Le viol, c’est grave, mais contrairement à ce que disait Pie XII, qui était moins célibataire que nazi, c’est moins grave que le nazisme.

Mais ne nous égarons pas. Si Paris a effectivement tout du paradis pour célibataire, encore faut-il, pour pouvoir en profiter, savoir aborder une femme sans cafouiller, rougir, perdre toute crédibilité, en un mot, savoir charmer. Il semblerait malheureusement que les arcanes de la séduction m’échappent autant que les masses graisseuses et gracieuses des jolies parisiennes. Ne pouvant plus supporter l’inaccessibilité de cet incessant flot de courbes graciles, de galbes voluptueux, et d’ophidiennes silhouettes, je décidai de prendre les choses en mains : aller m’inscrire sur un site de rencontre !

Au début, amour propre – mais plus pour très longtemps – oblige, je refuse d’aller sur meetic, je cherche un site moins « cliché » sur lequel m’inscrire en prétextant vouloir m’amuser. D’ailleurs ça reste le but premier, vous comprendrez vite pourquoi. Cependant je sais très bien que si une opportunité se présente, je sauterai dessus.

Ainsi me suis-je retrouvé sur la page d’accueil d’AdopteUnMec.com.

Une fois remis de l’agression oculaire provoquée par ce sordide mélange de rose et de noir, je m’inscris, vite fait, bien fait, et arrive au rayon des « produits ». Car le concept révolutionnaire du site consiste à réduire les hommes à l’état de poupées dociles, en attendant que la nouvelle femme libérée vienne faire son choix. Priver les hommes de tout pouvoir ou presque n’est peut-être pas une mauvaise idée. En revanche, rendre les femmes quasiment omnipotentes me semble nettement plus critiquable.

Ce site apporte d’ailleurs un début de réponse à l’épineuse question : pourquoi a-t-on toujours éloigné les femmes du pouvoir? J’entends déjà la canaille féministe hurler au scandale. Je sais que c’est le pouvoir qu’il faut éloigner des mains de l’Humanité, plutôt que de le confier à un sexe, une race, ou un signe astrologique particulier. Cependant, il vous faut admettre que quand les hommes abusent du pouvoir, ils ont la décence de persécuter de lointaines ethnies, de génocider d’obscures religions, de nous priver d’abstraites libertés. Alors que la femme à qui l’on en donne trop s’en prend à nos habitudes alimentaires, nos passe-temps quotidiens, nos relations sociales et, bien au-delà de toutes ces exactions, elle met notre cœur au supplice.

Me voilà donc à la merci de milliers de femmes, prêt à me faire esclave de leur moindre lubie, espérant caresser un jour autre chose que le rêve d’une aimable compagnie. Plein de bonnes intentions ne demandant qu’à paver la route de l’enfer qu’elles me feront vivre. Mais au milieu de ces enfers, j’espère encore trouver mon Elysée…

Cet élan de romantisme me fait cependant oublier que ma seule et véritable compagne ne se laissera pas trahir de la sorte. Se riant de moi et de mes futures mésaventures, l’Ironie, plus belle et plus mordante que jamais, me réserve d’étonnantes surprises.

Car n’ayons pas peur des mots, ce site est une machination conçue par les psychiatres, un terrible outil créé pour recenser, sans exception, les cas sociaux les plus rares, une sorte de fichier Edwige des désordres affectifs. On y trouve les plus beaux spécimens d’amantes narcissiques, d’amies névrosées, d’âmes sœurs que la paranoïa transforme en amères  âmes mères. Le tout dissimulé dans la masse innombrable de « Jeune fille folle mais sérieuse recherchant jeune homme rebelle mais posé », expression la plus banale et la plus triste de la nature paradoxale de la féminité qui nous plait tant à nous, les hommes. On me promettait de l’unique, de l’exceptionnel ! Je ne trouve là que des perles ayant l’intelligence de leur mère, c’est-à-dire le QI d’une huître.

Au final, n’en déplaise aux féministes, donner aux femmes un contrôle total de la relation a fait d’elles de pauvres connes. Ce statut de dominatrice à l’autorité virtuellement incontestable leur a fait perdre de vue toute la subtilité de la relation de domination inhérente à la séduction. Elles ont, semble-t-il, oublié que c’est le dominé qui mène la danse et la mènera toujours. Comme disait mon père avant d’en coller deux à ma mère :  » Je vais t’apprendre à danser, moi ! ». Au final ma mère danse si bien qu’elle sait faire ce qu’elle veut d’un homme. Mon père court toujours derrière les femmes…

Des connes en somme, et c’est bien triste. Un homme quand c’est con, c’est un constat, simple mais inéluctable. Une femme quand c’est con, c’est dommage.

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse. Je vais vider deux vodkas sur glace pour me rappeler que le ridicule ne tue pas et aller terroriser la jeunesse parisienne.  Peut être qu’à force de réciter, ivre mort, du Baudelaire à des inconnues, une âme charitable me rappellera l’heureuse morale du Tonneau de la Haine.

Par leshainarques le 27 septembre, 2009 dans Actualite, leshainarques, Sexualite, Societe
5 commentaires

24 septembre, 2009

La chute du vrai con vert

Il est un Mal qui plane au-dessus de nous. Il nous observe depuis les cieux. Il nous juge et nous annonce les cataclysmes à venir. Ce Mal, c’est Yann Arthus-Bertrand.

Ce concurrent de GoogleMap et de TerraServer, qui jusque-là n’importunait que les tribus qu’il avait pour lubie de photographier depuis son hélicoptère, s’est hélas mis en tête, il y a peu, de faire un long-métrage. Et pas n’importe quel film, un film à la mode. Malheureusement, l’artificier de Michael Bay étant indisponible, utiliser son hélico pour faire un remake de Bad Boys II était impossible. Il fallait trouver autre chose. Une idée dans l’ère du temps, quelque chose que tout le monde avait en tête mais que personne n’avait vu au cinéma. C’est tout naturellement – et dans la grande tradition du cinéma – qu’il lui vînt l’idée d’adapter un livre sur grand écran. Mais pas n’importe quel livre, le sien – tant qu’à faire.

C’est alors qu’il s’en alla quérir l’aide de Pinpin et Sonson. Messieurs Pinaut et Besson étaient riches et influents, ils lui seraient d’un grand secours afin qu’il puisse mener à bien son grand projet : saupoudrer le monde de guimauve depuis son aéronef.

En effet, l’empire de Pinpin tombait en désuétude et souffrait d’une image – injustement acquise – de multinationale inhumaine. Pourtant François-Henri le clama sur le site du film de son petit protégé : « Les enjeux sociaux et environnementaux sont vertigineux et engagent l’avenir de l’humanité. Parce PPR (Pinaut Printemps-Redoute) est un acteur et un leader mondial, nous devons montrer l’exemple pour informer, sensibiliser afin que chacun se mobilise et agisse ». D’ailleurs on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas faire dans le social à Pinpin, et surtout dans le plan social ! S’il y avait la dénomination « social », ça ne pouvait pas être mauvais. C’est ainsi que depuis un an désormais, ses enseignes étaient soumises au fameux « enjeu social vertigineux » que représentait l’avenir, et aux plans sociaux qui allaient avec. Ses disquaires, ses boutiques de meubles et son catalogue d’objets divers livrés à domicile – quand le postier en a envie – y avaient goûté. N’était-ce pas un peu ça le progrès social ? Plus de temps pour les loisirs. Plus de temps pour regarder le joli nouveau film de YAB donc.

Seul bémol, si le temps libre allait de façon exponentielle parmi les anciens employés de Mr Pinaut, il en allait tout autrement  de  leur fortune. Heureusement, Pinpin et Sonson avaient tout prévu : « le film sera diffusé gratuitement sur tous les supports ». C’est ainsi que le dvd du film se trouva en vente chez le marchand de disque de Pinpin. Dire des conneries était une chose, en faire en était une autre.

Mais revenons à nos moutons, bande de brebis galeuses. Notre cher photographe aimait plus que tout parcourir les cieux. Par conséquent, il savait où faire de belles images fixes ; l’idée d’aller aux mêmes endroits faire des images animées germa sans trop d’effort. Il tenait la forme mais il lui manquait le fond – ce qu’il ne mit pas longtemps à toucher du doigt. Il réfléchit longtemps à des sujets dans l’ère du temps. Soudain, il fut frappé d’évidence. L’air était le sujet qui reflétait le mieux l’air du temps. De plus, l’air allait mal, il était sale, pollué et de plus en plus chaud. Un sujet parfait, d’autant que c’était l’élément dans lequel il préférait évoluer. C’était décidé, il en brasserait un maximum et reviendrait de son voyage pour s’émouvoir de la mauvaise santé des nuages.

Il courut donc annoncer à ses amis, Pinpin et Sonson, son intention de montrer aux gens le mal qu’ils faisaient à leur planète, et plus particulièrement à son air. Sonson lui répliqua que pour paraître plus sérieux, il serait préférable de ne pas employer le terme d’air, trop générique, mais plutôt celui d’atmosphère. YAB lui rétorqua immédiatement : « Atmosphère ? Est-ce que j’ai une tête à parler d’atmosphère ? ». Reconnaissant la célèbre réplique du film d’Al Gore, Sonson rit de bon cœur. Tous l’encouragèrent donc, mais retinrent néanmoins son attention sur un léger détail. L’hélicoptère qu’il utiliserait lors du tournage était un engin extrêmement polluant, de même que les trajets, en avion, pour le bout du monde. Qu’à ne cela ne tienne, ils avaient une parade. Ils demandèrent, à un site d’environnementalistes, combien cela coûterait de nettoyer leur conscience emplie de carbone. Le devis fut prêt en clin d’œil grâce à un algorithme génial. YAB allait pouvoir faire tous les tours de manèges au-dessus de la brousse qu’il voulait sans que son intégrité ne soit polluée. Ses amis avaient payé pour ça.

Tout cet argent et cette énergie – non renouvelable, et c’est tant mieux – permirent de créer Home. Une diarrhée d’images en plongée totale sur fond de musique world qui ferait honte à un groupe péruvien de kermesse. Un discours signé Valium®, prêché par l’auteur lui-même, qui donnerait la nausée au premier militant de Greenpeace venu. Une sorte de I had a dream version Leader Price. Un catalogue des maux du monde, le La Redoute des cataclysmes. En un mot, un film au diapason du climat : du réchauffé. Et c’est ainsi que quelques mois plus tard, YAB, Pinpin et Sonson sortirent la bouse sur laquelle ils pensaient faire pousser l’âme écologiste de l’opinion. Tous applaudirent depuis leur tout-terrain avant de s’en retourner déjeuner chez Ronald. En effet, écouter des conneries était une chose, les appliquer en était une autre. Il se peut qu’à force de regarder le monde depuis le ciel, YAB ait pris l’habitude de prendre les gens de haut, voire de se prendre pour Dieu. Malgré sa suffisance, il reste, néanmoins, un homme – et pas un des meilleurs modèles – et l’on conviendra que, pour avoir fait sous lui un tel étron, il mérite amplement le petit nom de Yann Anus-Bertrand.

Par leshainarques le 24 septembre, 2009 dans Actualite, Ecologie, leshainarques, Societe
1 commentaire

22 septembre, 2009

Le monde sans fil

 

En ces temps où la tolérance est devenue un concept à la mode plutôt qu’un état d’esprit, on entend de plus en plus de discours en faveur des droits des homosexuels. Pourtant, si les médias semblent tirer la société vers une plus grande compréhension à l’égard des gays, dans les esprits comme dans les législations, peu d’efforts sont faits. Pour comprendre une telle hostilité, il est nécessaire de se placer dans la tête de l’homophobe, ennemi héréditaire de l’homophoque. Tous deux appartenant à la famille de l’homo sapiens sapiens, mais pas trop quand même.

Un peu d’histoire donc. Il faut en effet savoir que si l’on reproche aux uraniens moult horreurs, ce n’est pas sans raison. Par exemple, quand on entend que cette perversion mènera l’humanité à sa perte, ce n’est pas une divagation, les romains nous l’ont montré en 64. Les romains donc, qui faisaient rien qu’à s’enculer dans les thermes, avaient tous le nez rond à force d’avoir la tête qui tape contre le mur du fond. Or, tout le monde sait qu’il a suffit d’un seul Néron, avec le feu au cul, pour réduire Rome en cendres. Et l’Histoire est parsemée d’exemples aussi convaincants que celui-ci. On imagine donc sans peine les effets catastrophiques de l’extension d’une telle minorité.

Heureusement, l’essor des religions monothéistes va permettre d’endiguer ce fléau. Elles vont le maintenir à l’état de déviance singulière, l’inquisition ou la charia se chargeant de faire comprendre en quoi aimer le même sexe c’est mal, ou à défaut, pourquoi aimer le même sexe ça fait mal. Mais toutes les bonnes choses ont une fin ! Et bientôt la religion tomba en désuétude un peu partout en occident. En France, elle réussit à survivre jusqu’à ce que le coup de grâce lui soit asséné en 1905. L’Eglise et l’Etat étaient séparés, divorcés, laissant l’hexagone à la merci des progrès sociaux et de la libération sexuelle. Les gays pouvaient aspirer à un avenir plus légitime, chose que les prêtres avaient du mal à avaler.

Malgré cette récente évolution des mœurs, beaucoup de problèmes se posent encore autour de l’homosexualité. Il faut bien reconnaître qu’il y a chez ces gens là quelque chose de dérangeant. Je trouve insupportable cette façon se s’attribuer le monopole du bonheur et de la joie en s’autoproclamant gays. Ne peuvent-ils pas faire comme les autres minorités persécutées ? Se contenter d’emmerder le monde en rabâchant inlassablement à quel point ils ont souffert par notre faute. Cette facilité à aller de l’avant et à oublier les horreurs d’antan à de quoi énerver plus d’un religieux. Eux qui s’échinent à promouvoir les persécutions dont ils ont été victimes pour faire oublier les saloperies qu’ils ont commis ! Voilà que cette communauté pense à ses droits futurs en faisant fi du passé, et préfère s’épanouir plutôt que de s’enfermer dans la haine de tout ce qui est différent.

Depuis un siècle, cependant, le corps ecclésiastique a repris du poil de la bête. Etrangement, il s’avère que les hommes d’Eglise n’éprouvent aucune difficulté à critiquer l’homosexualité avant de sodomiser Darwin à grands coups d’Intelligent Design. C’est qu’à force d’interdire la capote et l’avortement, la population de bigots devait bien finir par augmenter. L’intégrisme religieux se portant à merveille dans le monde, il faudrait peut-être tempérer les discours de son intolérante papauté, car dans cette conjecture la loi de 1905 pourrait bien vite tomber aux oubliettes.

Pourtant la religion n’a pas toujours joué avec autant d’acharnement contre le développement de l’humanité, bien au contraire. Il est regrettable de voir aujourd’hui des fous sionistes, créationnistes ou négationnistes accroître leur influence, leurs ressources et le nombre de leurs fidèles, alors que les personnes dont la foi serait utile à la société se cachent. Ceux qui ne voient au travers de la religion qu’entraide, tolérance et rédemption ont trop longtemps été forcés à se terrer devant les extrémistes, croyants ou athées. Alors ils gardent leur foi pour eux et suivent leurs croyances en silence. Ils laissent ainsi seuls aux commandes les enragés prosélytes. La religion s’enfonce donc, peu à peu, dans de dangereuses dérives, préférant laisser ses prêtres violer nos enfants pour pouvoir interdire à des gays tout à fait sains d’esprit d’élever les leurs…

Par leshainarques le 22 septembre, 2009 dans leshainarques, Religion, Sexualite, Societe
Pas encore de commentaires

18 septembre, 2009

S’il te plait, dessine-moi des mensonges

 

Je hais Walt Disney. Je hais ce fumier et ses dessins animés mièvres qui font rêver des petits qui deviendront grands sans s’apercevoir que ces films ne sont qu’une vaste campagne orchestrée par le camp républicain. Ceux-là même que, devenus aptes à voter, l’on retrouvera à acheter les DVD des films de Michael Bay. A cause de cette enflure, la plus grande majorité des femmes n’aura qu’une seule obsession, durant sa morne existence, mis à part rechercher le régime miracle qui fera qu’on ne la remettra plus à l’eau alors qu’elle espère bronzer sur les plages atlantiques : trouver le prince charmant avec qui vivre heureuse et avoir beaucoup d’enfants. Je ne te remercie pas Walt, pourriture indicible, à cause de qui les femmes ont pour unique dessein – qu’il vaudrait mieux gommer – un mariage lors duquel elles se sentiront, une fois dans leur vie, telle la princesse qu’elles auront vu vingt ans plus tôt dans tes films débiles. Etre accoutrées d’une belle – tout est relatif – robe blanche, avec la traîne qui va bien, le chignon, les demoiselles d’honneur, le riz et l’anneau à vingt-quatre carats et quatre chiffres en euros, les excite. Et tout ça, c’est ta faute Walt ! C’est dans tes dessins animés qu’elles puisent leur stupide désir de devenir la princesse qui s’en va, emmenée par son beau prince charmant dans sa Seat Ibiza Tdi. Leur adolescence entière, elles attendent l’être parfait qui saura les combler et leur offrir le plus beau caillou pour orner leur annulaire, et si possible faire baver les copines de jalousie dissimulée sous autant de fausse amitié.

Alors à Cendrillon je dirai qu’elle retourne à sa serpillière faire le ménage, à Blanche Neige qu’elle aille se faire culbuter par les nains autant qu’elle veut dans sa forêt perdue et à La Belle au bois Dormant de ne jamais se réveiller parce que de toutes façons si c’est pour faire des conneries, elle est mieux couchée.

Heureusement que tu as laissé la place à Steve Jobs qui fait parler des voitures et rend hommage aux films d’espionnage des années 60 dans ses films, parce que tes contes à l’eau de rose ont fait assez de dégâts comme ça. Hélas, ton entreprise est pleine de métastases et le pancréas du pauvre Steve en fait les frais. Ce triste patron de coopérative fruitière est donc la preuve vivante des méfaits de la firme aux grandes oreilles. Disney est un cancer pour le monde qui s’étend un peu plus à chaque démission de parents, plus préoccupés par l’acquisition d’un congélateur plus grand que par l’éducation de leur bambin. Avachi, le regard bovin, la rétine frappée par vingt-quatre images Crayola par seconde, un paquet de chips dispersé entre sa bouche, ses joues et ses mains, l’enfant comble son manque d’éducation par la manducation. Au moins, quand il a la bouche pleine et le cerveau ramollît, il arrête de poser des questions !

Alors on me dira qu’accabler un mort n’est pas glorieux, que cracher sur les tombes n’entraine aucun retournement sépulcral. Malgré tout, certains héritages sont empoisonnés et celui que nous a laissé le vieux Walt est une drogue. Certes, ce sont les hippopotames et non les éléphants que l’on voit roses et dansants, toutefois les chimères que sèment tes pellicules pleines d’illusions sont la source de nombre de gueules de bois.  La princesse finissant par ressembler à la sorcière du conte, le prince préfèrera retrouver sa liberté en filant à l’horizon dans son engin Turbo Diesel. Faire croire que les rêves sont éternels est criminel. Condamner ceux qui aimeraient y croire reviendrait à battre un enfant qui nous demande de jouer avec lui. Alors oublions notre courroux, ravalons notre salive, gardons notre sérénité et restons zen. Regardons Miyazaki.

Par leshainarques le 18 septembre, 2009 dans leshainarques, Societe
2 commentaires

12

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Méta

leshainarques

septembre 2009
L Ma Me J V S D
    oct »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Mich Mich 44 |
The Black Piranha |
palestinya |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | COUP DE VENT
| solidaire
| Just me true life