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6 avril, 2010

Déménagement

Les hainarques quittent Unblog. Ce n’est pas vraiment un déchirement donc c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous dévoilons notre prochaine cachette secrète :

http://www.leshainarques.org

On espère vous y voir nombreuses et nombreux (c’est chiant la parité…) !

Par leshainarques le 6 avril, 2010 dans leshainarques
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25 mars, 2010

Le Salmonus parisianus

Malgré les menaces du lobby des pêcheurs, les Hainarques retracent le parcours d’une espèce bruyante et crasseuse qui envahit nos montagnes chaque hiver. Un reportage animalier inédit.

Depuis quelques mois désormais, les montagnes de notre belle Savoie sont maculées d’une couche cotonneuse qui illumine le regard des petits et fait les choux gras des grandes familles à qui celles-ci appartiennent. L’hiver sonne ainsi le temps de la chaleur rare mais ardente, des repas gras et alcoolisés, comme deux armes ancestrales face à la rigueur du climat. La vie demeure ainsi, ralentie et apaisée, dans les sommets enneigés.

Pourtant, chaque hiver, la quiétude de nos hauteurs est troublée par une espèce bruyante et crasseuse. Une espèce qui, chaque année à la même époque, fait un très long voyage jusqu’à nos pics immaculés. Son nom scientifique : le Salmonus parisianus, ou en bon français, le saumon parisien.

Serrés comme des sardines

Une fois l’an, ses individus se ruent depuis les bords de la Seine, obscurs et confinés, vers les horizons brisés par des millénaires de glissements tectoniques de nos chères Alpes. N’écoutant que la douce voix informatisée de leur GPS, ils s’y lancent groupés et tassés. Groupés durant leur trajet, comme le sont les salmonidés dans les torrents avant d’aller perpétuer l’espèce à l’endroit même où ceux-ci naquirent, les nôtres avancent mollement sur des grands routes saturées qui ne sont pas sans rappeler leur environnement ordinaire. Tassés dans des tout-terrains aussi encombrés que les routes qu’ils empruntent, ils traversent des paysages qu’ils aperçoivent à peine à cause des skis, des chaussures après-ski, des sacs, du chien, de la tante et de l’indispensable kit de chainage qui sera installé dès l’approche à moins de cent cinquante kilomètres du point d’arrivée. Le chemin est long pour ces pèlerins, dont les bâtons sont rangés parmi le fatras que représente l’arrière de leur véhicule et dont la gourde est installée sur le siège passager.

Traqués comme des thons rouges

Toutefois, chacune de ces bornes parcourues représente autant de risques, pour nos S. parisianus, d’être attaqués. Leur prédateur principal est le Flicus jumellus, autrement appelé salaud de pourri de poulet de merde. Cette espèce a la particularité d’avoir une vision extraordinaire grâce à son outil, le radar jumelles. De plus, là où les félins d’Afrique traquent en priorité des proies fragiles ou malades, le Flicus s’attaque aux plus rapides. Comme le dira le serveur du Courte Paille de la pause déjeuner  « rien ne sert de trop cuire, il faut griller à point », prouvant de fait que le département du Rhône a su lutter contre la fuite de ses cerveaux.

Une fois la troupe restaurée, elle peut désormais bifurquer vers l’est, direction les Grandes Alpes, les stations de ski, la neige, la fondue et les boîtes de nuit remplies d’anglais ivres morts. Elle fera bien attention aux gros panneaux sur le bord de la deux fois trois voies et arrivera saine et sauve au pied de la montagne, qu’elle a choisi sur catalogue ou sur Internet, pour un dernier effort. Parti de l’océan pour fondre dans un fleuve puis une rivière, le Salmonus se sent quelque peu mal à l’aise dans le ruisseau que représente l’accès à son hôtel d’altitude.

Il adopte la posture qui convient dans un environnement qu’il méconnait, il ralentit et devient bruyant. Avec une vélocité empruntée à un paresseux asthmatique en fin de vie, il grimpe les cols qu’il a vus six mois plus tôt lors du Tour de France. Pourtant, le peloton fut plus rapide à gravir le raidillon. Pour calmer sa peur des virages, il klaxonne à chacun d’eux, prévenant ainsi les plus téméraires représentants de la faune sauvage locale de son arrivée. La coutume chez le Salmonus parisianus étant de préférer son klaxon à ses freins en cas de danger.

Gais comme des truites arc-en-ciel

Il arrivera finalement à bon port, bien que cette infrastructure soit très rare en haute montagne. Usé et éreinté mais soulagé d’être enfin rendu. Sans attendre, il ira louer le matériel qu’il fera souffrir une semaine durant. En même temps, c’était le matériel qui avait commencé. En effet, après une heure de torture psychologique d’un pauvre saisonnier qui avait le tort d’en savoir plus que le parisianus à propos de ski, ce dernier s’encourut s’extasier que la montagne était sublime, que les remontées lui rappelaient la médiocre RATP et que la neige c’est froid. Hélas, l’illusion ne dura pas. Il s’en retourna se plaindre que « décidemment, je sais pas comment vous m’avez conseillé mais vous m’avez donné du mauvais matériel », que ce fut « un scandale » et que « dix ans que je viens, jamais vu un tel service ». Après un bref coup d’œil qui jaugea notre spécimen, le saisonnier n’eut qu’une réponse : « Monsieur, c’est normal, votre chaussure droite et votre chaussure gauche sont inversées » (anecdote véridique, ndlr). Puis il s’en retourna, majestueux, fier de sa victoire sur l’espèce invasive, farter des planches pour d’autres couillons du même calibre. Notre pauvre Salmonus parisianus, légèrement abasourdi, quitta sobrement l’établissement et s’en retourna jouir de la montagne qu’on lui louait pour la semaine après avoir remis ses chaussures dans l’ordre.

Pleurant comme des soles

La semaine dans sa cage à poules d’altitude se passa à merveille, hélas trop vite, et il fallut retourner, la larme à l’œil, à son pigeonnier parisien. L’hiver laisse alors place au printemps. La neige fond à vue d’œil, les montagnes voient couler sur leurs flancs les Salmonus et des torrents éphémères. Comme l’eau l’a toujours fait, elle nettoie les versants sur lesquelles elle s’était cristallisée, emportant ainsi ces nombreux parasites qui étaient venus, profitant de ce qu’elle était glacée, s’y entasser.

Nous retrouverons bien vite, au temps chaud, les mêmes Salmonus parisianus, entassés comme ils l’étaient à flanc de falaise, sur nos littoraux. Les plus gros spécimens s’échoueront sur le sable des plages de la Grande Motte, offrant alors aux bénévoles de Greenpeace une saine occupation pour la période estivale. Finalement, cette espèce obtue et ignarde obéit aveuglement au rythme des saisons, renâclant à l’idée saugrenue de passer une semaine de congés payés  à la montagne au mois d’août. On a la Grande Motte qu’on mérite.

Par leshainarques le 25 mars, 2010 dans Actualite, Ecologie, leshainarques, Societe
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29 janvier, 2010

Matraquons les filles de pub

 

Suite à l’article Filles de pub, une lectrice, m’a fait parvenir la vidéo qui va suivre. Elle est très bien faite – la vidéo, bande de pervers – et porte un message fort. Néanmoins, j’ai ri en voyant la marque qui l’avait produite : Dove. Partie du groupe Unilever, Dove met en avant une image de la femme telle qu’elle est, sans artifice, loin des bimbos glacées qui racolent chez JCDecaux. Rien de drôle jusqu’au moment où l’on vous dit que le groupe Unilever possède également la marque de déodorants Axe, dans les spots de laquelle la femme est, sinon décorative, grande, mince, féline – mais pas chienne. Deux images antinomiques au service du même groupe. Après tout, pour vendre, on est prêt à tout, même à user de la morale et des vertus qu’on n’a pas.

Matraquage, spot Dove.

http://www.dailymotion.com/video/x34lfj

Par leshainarques le 29 janvier, 2010 dans leshainarques, Societe
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27 janvier, 2010

Filles de pub

 

Jamais je ne me lasserai de croiser, au gré de mes promenades dans les rues de la capitale – désolé pour les bouseux qui exècrent les parisiens-, ces filles, ces femmes, jeunes et moins jeunes. La plupart d’entre elles ont un point commun, elles sont belles. Je ne dis pas qu’elles sont parfaites. Elles ont leurs défauts, des imperfections, mais elles ont plus que cela. Une démarche ou une attitude, un parfum ou un regard, et cela les rend terriblement attirantes. Les croiser suffit à embellir une journée, elles deviennent alors un simili de persistance rétinienne, une sorte de persistance voluptueuse. Ces yeux qui nous troublent encore lorsque l‘on ferme les nôtres, cette senteur qui nous enivre, des heures après l’avoir humée à son flacon de chair et de mode. Tout cela reste. Ces enjolivures qui font la réputation des femmes françaises, et qui camouflent habilement des défauts que l’on se refuse à voir. Car soyons honnêtes, qui recherche la perfection ? Mis à part les scientifiques qui, par définition, n’éprouvent aucune forme de sentiments et leurs préfèrent la raison. Personne. A mieux y réfléchir, il existe une sous-race de l’espèce humaine - n’y voyez rien de péjoratif, juste un classement purement scientifique – qui préfère la perfection du virtuel à la beauté du réel : le publicitaire. Excusez-moi, cette espèce s’appelle désormais le travailleur de la communication. Publicitaire n’est plus vendeur et ce serait un comble qu’il ne le soit pas ! Une espèce très paradoxale que celle-ci. Ses membres cherchent à susciter le désir, à créer l’envie mais le font avec une vulgarité et un manque de subtilité rare. Le genre de mec qui garde ses chaussettes au lit avec une demoiselle et qui pète en secouant la couette. Essayez de trouver la perfection en agissant de la sorte, c’est pas évident.

Alors, pour la côtoyer malgré tout, ils trichent. Comme ces scientifiques frustrés qui se créent des femmes pour combler le manque d’une présence féminine depuis que leur mère les a abandonnés pour refaire sa vie avec le prof de sport du collège, ils biaisent la réalité – faute de mieux. N’importe quelle fille sortie de chez Tati, coiffée, maquillée, shootée et photoshopée par les équipes de Publicis fera baver d’envie le premier publicitaire venu. Tout comme des petits garçons insatisfaits qui préfèrent jouer en cachette avec les poupées de leurs sœurs, ceux-là ont peur des femmes. Alors ils les fabriquent. Même couleur, même consistance, mais elles ne sont que des répliques. Ils les collent au-dessus d’un de leurs slogans ridicules et empochent l’énorme chèque de la marque qui leur a commandée la campagne. Pas étonnant donc, de la part d’handicapés de la gente féminine, que les réclames manquent tant d’attrait. Utiliser le plus bel être vivant afin de vendre n’importe quoi, de la boîte d’allumettes aux avions à réaction se conçoit, quand on a un bel outil, on a envie de s’en servir. Les frustrés qui commanditent les affiches, qui polluent les espaces publics, ne me contrediront pas. Néanmoins, les façons de déshabiller une femme sont multiples et la leur se résume bien souvent à « A poil ! Fais-moi sentir que tu me veux !! ». Claudie Focan, dans Dikkenek, reprendra à son compte cette méthode pour vivre via son petit appareil – photographique, je sens le besoin de préciser – un amour impossible avec Natasha, la délicieuse Mélanie Laurent. Vivre ses amours par procuration, par papier glacé interposé, passé 15 ans, ça relève de l’infirmité, du handicap sévère.

Ce qui est plus fascinant encore, ce sont les femmes qui usent de ces méthodes. Jouent de provocation et de vulgarité afin que l’on parle d’elles. Le girl power est bien loin quand on regarde quelques minutes MTV – au-delà, votre santé mentale est menacée. On y trouve des figurantes dans des tenues et des postures que l’on n’osa jamais sur M6 le dimanche soir à minuit, et ce, dès neuf heures le matin. Jambes à cent quatre-vingts degrés, huilées et/ou suintantes, fuck-me-shoes aux pieds, en bikini ou lingerie, elles s’offrent sans compromis, peut-être même plus complètement que dans leur intimité. Mais les prétendantes au statut socio-professionnel de star sont légions - traduisez star par tenir le premier rôle et non étoile, comme ces imbéciles de français qui pensent que les langues étrangères sont réservées aux seuls étrangers. Chacune veut briller, et pour briller, quand on n’a pas le quotient intellectuel de Sharon Stone, on montre ses fesses - d’ailleurs même Sharon use de cette méthode malgré son QI-pertrophié. La lune ne brille-t-elle pas aussi un peu ? Peut-être que son fessier éclipsera la précédente starlette et fera place à une nouvelle étoile filante de la poop music. Toutefois, si vous avez regardé le clip de n’importe quelle chanteuse de moins de trente ans récemment – en existe-t-il qui dépassent cette date de péremption ? -, il ne vous aura pas échappé qu’outre d’avoir une voix écoutable – l’informatique ne fait pas que des miracles visuels – et un physique redoutable, pour faire carrière il est nécessaire de bouger comme une strip-teaseuse. Bouger les hanches en ondulant le bassin, faire des mouvements verticaux en secouant la partie la plus charnue de son anatomie, sont dorénavant les indispensables de la chanteuse en herbe. Chanter, c’est avant tout avoir le look d’une gogodanceuse, mais surtout en avoir l’attitude. De là à dire que les majors en seraient les macs, oserais-je le faire ? Je vais me gêner ! Les majors sont avant tout dirigés par des communicants, semblables à ces publicitaires dont je faisais l’éloge tout à l’heure. Malheureusement, ces façonneurs de tendance ont de l’influence.

Alors je vous en conjure, mesdemoiselles, mesdames, continuez de cultiver ce mystère qui nous enchante. La liberté n’est pas une question de longueur de jupons. Votre liberté ne se mesure ni à la hauteur de vos talons ni à la frange que vous avez sur le front. Vos velléités serviront toujours mieux votre féminité que ne le fera votre garde-robe. Ne faites pas l’erreur de confondre mutisme et soumission. Admettez que rester arcane, face à des yeux larmoyants de désir, est un signe de pouvoir autrement plus puissant que de se découvrir la cuisse et l’âme. Demeurez détachée, votre peau diaphane n’est perméable qu’à la lumière, pas aux desseins des licencieux. Cela n’empêche aucunement d’avoir des idées derrière ce que l’on cache, au contraire. Mais quel plaisir que de laisser s’imaginer quelqu’un, le laisser dans ses fantasmes, à ses songes. La crudité de la nudité ne fera autant frémir que la volupté d’une robe décolletée. Par pitié, ne laissez personne vous dicter votre beauté. 

Par leshainarques le 27 janvier, 2010 dans leshainarques, Societe
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19 janvier, 2010

Le népotisme éclairé

 

Contrairement à ce que leur nom semble indiquer, tous les professeurs ne sont pas là pour nous casser le cul. Il en existe de toutes sortes, mais, parmi une majorité d’arguments en faveur de l’euthanasie sur pattes, on trouve parfois de grands hommes et de grandes femmes. Ces derniers pourraient susciter de vraies vocations si le ministère de l’enseignement supérieur ne veillait pas au grain. J’ai longtemps enchainé les échecs universitaires, dans le seul but, avouons-le, de pouvoir témoigner de la grotesque mascarade qui se joue dans le théâtre des études supérieures. Aujourd’hui, je viens vous rendre compte, avec tout le talent qui m’a empêché de décrocher le moindre diplôme, de l’état des amphithéâtres.

N’en déplaise à Napoléon, un bon aparté avec son examinateur à l’oral suffit, aujourd’hui, à décrocher son précieux baccalauréat. Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux, chaque année, à l’empocher et à se croire libérés du joug de l’éducation nationale. Mais la jeunesse indolente ne fait que tomber de Charybde en Scylla – et je ne parle pas de Prison Break, bellâtres incultes qui méritez le châtiment qui vous attend ! Fraîchement assis sur les bancs de nos facultés, les chaires universitaires n’auront aucune pitié pour nos chers universitaires en herbe. Car derrière le masque des faibles taux de réussite, il n’y a que l’illusion de la grandeur intellectuelle et culturelle depuis longtemps disparue. Afin de s’assurer que le bon pourcentage réussisse, et surtout pas plus, on s’efforcera d’émousser leurs ambitions, d’endormir leurs rêves, de briser leurs projets. Pour cela, la France de demain – ou dans une telle conjoncture, d’après-demain – sera parquée dans des locaux vétustes, placée sous la tutelle de grabataires intellectuellement plus bas que terre et évoluera dans des cursus sans avenir.

Tous ceux qui ambitionnent une médiocre normalité comme mode de vie pourront tenter de monnayer leur diplôme contre des heures de travaux abscons et de somnolence magistrale. On pourra m’objecter, avec raison, qu’il est matériellement impossible d’attribuer à chaque élève un professeur particulier qui serait chargé de faire s’épanouir pleinement le potentiel de son disciple. C’est une utopie qui meurt au profit d’une autre : l’égalité des chances. Chaque étudiant peut désormais aspirer à – ou aspirer pour – l’obtention d’un diplôme, même s’il doit, pour cela, en voir la valeur grandement réduite. Triste oxymore. Doit-on privilégier une élite restreinte mais performante à un gratin nombreux mais incompétent ? Et peut-on seulement se poser cette question ? Il faut croire que, pendant qu’ils réfléchissent à ces épineuses considérations éthiques, les ronds de cuir gouvernementaux laissent tourner un système qui oscille entre les deux buts sans en atteindre aucun.

Bien sûr dans tout ce micmac didactique, certains parviennent à trouver leur voie. Ces rares chanceux pourront convoiter une carte de membre du CNRS, assortie à un salaire de CRS. Quant à ceux qui, par miracle, arriveront avec un diplôme ET un semblant de talent (arrêtez de rire, sur le papier ça reste possible), ils pourront aller prouver l’existence du réchauffement climatique dans une prestigieuse université américaine.

Mais qu’advient-il des jeunes gens que l’austérité et la nonchalance des cours, qu’ils sont supposés suivre, rebute ? Ceux qui se retrouvent victimes de ces chargés de TD qu’un peu d’autorité transforme en kapo mafieux ? Ceux que l’administration, et son organisation digne des tranchées françaises durant la première, embrouille suffisamment pour les conduire inéluctablement à l’échec ? Tous ceux-là, se voient soumis au seul élément impartial des études supérieures : le Hasard.

Lui seul fera bénéficier une poignée de privilégiés des lumières d’un pédagogue émérite. Ces tuteurs à l’efficacité diabolique, ceux dont les cours se mémorisent avec aisance, en assistant seulement à leurs brillantes interventions. Ces personnes exceptionnelles qui, contrairement à leurs collègues, ne se contentent pas de faire étalage de leur savoir mais savent également le transmettre, ainsi que toutes les passions qui lui sont inhérentes. Ils ne nous mènent pas vers un travail mais vers un épanouissement intellectuel rémunéré par ceux qui voudront le mettre à profit. Malheureusement, ces individus sont rares et ne donnent, par conséquent, les clefs d’un avenir brillant qu’à très peu d’élèves.

Si vous regrettez de ne pas avoir croisé, dans les méandres de l’enseignement supérieur, un de ces maîtres, et si, vous aussi, vous êtes tombés entre les mains d’insti-tueurs et autres édu-castreurs, sachez qu’il existe une coutume divinement efficace pour lutter contre l’iniquité de notre système éducatif. Une façon, certes légale mais néanmoins immorale, de réussir professionnellement tout en cultivant l’échec scolaire. Un instinct qui, nous fera préférer celui qui amène le Château-Figeac 71 lors du repas dominical, à celui qui n’offrirait que son talent. Un mode de sélection, inné chez l’homme, qui nous pousse à privilégier un individu, non pas pour ses connaissances, mais parce qu’il fait partie des nôtres. Un procédé condamnable sur bien des plans, mais qui reste, indéniablement, le ciment social le plus solide et sans lequel peu de civilisations auraient pu prospérer : le piston.

P.S. Les hainarques remercient sincèrement les enseignants primaires, secondaires et supérieurs suivants. S’ils n’ont certes pas su nous propulser dans les hautes sphères diplômées, ils nous ont néanmoins transmis des connaissances, des valeurs et des idées qui nous permettent aujourd’hui de vous divertir et d’apprécier pleinement le monde dans lequel nous évoluons. Mais tout de suite, et comme disait Schindler, la liste : Mr&Mme Pinder, Mme Borgo, Mr Passavanti, Mr Dagrève, Mr Blanc, Mme Cherias, Mr Tennenti, Mme Comério, Mr Eskinasi, Mr Dagostino, Mr Pin, Mr Ayo, Mr Gaillaut, Mr Forterre, Mr Gazano, Mr Brégi, Mme Ambroise-Castérot, Mr Weckel, Mlle Bienne, Mr Hadjian, Mr Guérini, Mme Lavigne, Mme Joty, Mr Laverger, Mr Pourchier, Mme Schioser, Mr Damien et tous ceux dont on a préféré retenir la qualité d’enseignement au patronyme… 

 

Par leshainarques le 19 janvier, 2010 dans Actualite, leshainarques, Societe
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